Exposition du 5 au 14 octobre 2006
"Ping/pong"
AACE/LAC&S

L’invitation de AACE à réaliser un échange de cartes blanches avec Lavitrine-Limoges s’inscrit dans un mouvement amorcé avec l’association APERTO de Montpellier. Autant d’allers et retours dessinant et affirmant l’existence d’un réseau vivace.

Une « carte blanche à un collectif » interroge au préalable sur les affinités qui nous lient, nous réunissent, et sur les différences qui alimentent la mise en jeu dans une exposition commune.
De l’association de cœur, de pratique, de conviction s’élève celle de nos objets réunis ici pour voir apparaître la construction de ce qui incarnerait un langage commun.
Dans la diversité de nos démarches se rencontre un questionnement sur ce qui se tisse entre lieu et espace, entre l’ici et l’ailleurs, sur l’espace projeté et l’espace réel, sur la mémoire de chacun et celle que nous avons en commun.


Jean Marc Berguel crée des « objets-architectures » construits ou projetés en fausses maquettes, en vraies sculptures ou leur contraire là où l’utopie se trouve et se retrouve dans la représentation elle-même.

Kristina Depaulis, de l’espace du lieu à l’espace du rêve, met à disposition des objets manipulables-portables-contraignants-ludiques comme autant de possibles métaphoriques individuels et interindividuels.

Aurélie Gatet , interroge la féminité dans ces représentations culturelles ici à travers une série photographique qu’elle intitule « ex-vuoto » où se mêlent le silence de l’image et celui de 100 bouches à peine reconnaissables, morceaux de corps muets ou en prière.

Marie-Laure Moity quête, traque, révèle, les absurdités poétiques de notre quotidien. Dans la projection de ses images accumulées s’insinue une subtile critique du sens des mots et de ses détours : « moderne ? »

Lionel Redon dessine l’espace à l’aide de machines aux mouvements imperceptibles et maintient par la fonction avortée une énigmatique tension.

Dominique Thébault génère au sol un réseau de formes tentaculaires, organiques où le regard se heurte à sa p
ropre image. Moulage de galeries de taupe fragmentées qui dans leur ensemble flottent entre miniature et cosmos déstabilisant notre propre échelle.